À propos

 

Les frisons de la Chevalerie

J’ai débuté dans le frison avec un jeune poulain (Brutus des Pins Vert) que je voulais castrer pour pouvoir faire de la compétition en dressage. Mon objectif était d’avoir un cheval de type élancé et bien équilibré mentalement pour perfectionner dans cette discipline. Mon choix fut le bon, car lors de son évaluation au keuring de Kempterville en 2008, il a obtenu la mention «première prime» . Seulement 5% des chevaux frisons réussisent à obtenir une telle mention lors de ce genre d’évaluation. Alors, tous mes projets ont basculé à cet instant. Je venais de décider à ce moment que Brutus pourrait être le premier étalon approuvé reproducteur à la FPS/FHANA au Québec.

Quelques mois plus tard, j’ai importé Annie Richtsje W. de San Francisco qui avait le même âge que Brutus. Je lui avais trouvé une amie jusqu’à ce qu’ils ne puissent plus être ensemble. Par la suite, quand j’ai dû séparer Annie Richtsje W. de Brutus, l’envie de démarrer un élevage de frisons est née. Cette bête si attachante m’a charmée par sa douceur de son tempérament et c’était évident pour moi que je voulais offrir des chevaux affectueux, beaux, intelligents et faciles à manipuler Alors, j’ai importé Nancie S. de la région d’Oklahoma à l’âge de 5 ans pour pouvoir enfin démarrer mon petit élevage.

Par la suite, j’ai voulu grossir d’avantage et pouvoir offrir différents types de frisons ainsi que différente lignés. J’ai donc fait l’acquisition de deux magnifiques juments: Independance-02 et Magnolia. Cependant, encore aujourd’hui, l’envie de grandir est pour moi toujours aussi présente.

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Historique du Frison

Le frison est une race de cheval de selles et de traits. Originaire de la Frise, province des Pays-Bas dont il tire son nom.

Le frison est probablement le résultat d’un croisement entre l’ancien cheval continental de type lourd et le cheval celtique plus léger, le Tampan. Depuis l’antiquité, la race a subi des apports de sang andalou et castillan, occasionnés par les guerres. Il s’est alors allégé et raffiné, au fur et à mesure que les années avancèrent, grâce au sang espagnol.

Au XVI siècle et XVII siècle, il reçut du sang andalou qui lui apporta son trot gracieux et son port d’encolure altier. Ses allures hautes et légères lui valurent une bonne réputation pour la haute école.

Au XIX siècle, avec la nouvelle mode des courses de trot, les courses de frisons montés ou attelés à la chaîne frisonne devinrent très populaires. C’est alors que le frison fût paradoxalement menacé d’extinction.

C’est en plein cœur de la crise 1879 que le Stu-book du frison s’ouvrit grâce à C.Van Eyzinga et A.J Velligen.

En 1913, ils regroupèrent les trois seuls étalons frisons qui restaient encore à cette époque dans une vaste bâtisse : Prin 109, le premier approuvé par le FPS, Friso 117 ainsi qu’ Ava 113.

Au XX siècle, le frison traversa la première guerre mondiale en subissant beaucoup de pertes de chevaux. Cependant, il restait quelques milliers de chevaux à la fin des années 1940. Ainsi, il n’y eut que trois étalons aptes à la reproduction :Ritske, Tetman et Age.

Depuis seulement 2004, la race frison est reconnue par le haras nationaux français en temps que cheval de selle.

Aujourd’hui, le frison est une figure emblématique de l’histoire Hollandaise.